Positif et négatif sortir de la dualité dans nos relations

Modifié le 25.09.26

On dit d’une personne qu’elle est « positive » ou « négative », d’une situation qu’elle est bonne ou mauvaise. Ces deux mots rassurent parce qu’ils trient et nous mettent dans des cases. C’est un jugement qui enferme au lieu d’être un jugement qui ouvre. C’est aussi enfermer la relation dans une opposition qui, souvent, n’existe que chez nous. Je vous propose de regarder ce qui se passe entre les deux, dans cet espace flou où tout est possible. C’est précisément là que nous travaillons en Communication Quantique, où plus de 1 300 personnes ont été accompagnées depuis 2016.

Deux qualifications sommaires et duelles

Positif et négatif sont des termes que l’on retrouve notamment en mathématiques et en physique. En mathématiques, un nombre est positif ou négatif selon qu’il se situe au-dessus ou en dessous de zéro. Détail savoureux : dans la convention mathématique française, zéro est à la fois positif et négatif. On dit « strictement positif » quand on veut l’exclure. Zéro tient donc les deux en même temps : l’entre-deux existe déjà dans les sciences dures, profitons-en !

En physique, positif et négatif servent à interpréter des résultats de façon claire : le courant qui circule entre une borne + et une borne –, un test positif s’il y a une réaction et négatif s’il n’y en a pas… (il y aurait d’autres exemples à développer).

Pour faire simple et prendre des raccourcis, positif et négatif sont deux qualifications sommaires qui ne laissent pas de place à l’entre-deux !

Ce qui me plaît en physique quantique, c’est le principe de superposition : les particules sont à la fois dans plusieurs états superposés, ce qui le plus souvent perturbe ceux qui commencent à s’y intéresser. Pour moi, c’était enfin la rationnalisation de ce que je vivais depuis plusieurs années.

Voyez-vous la différence avec positif et négatif ? Les possibilités sont innombrables, les résultats sont innombrables, et le champ des possibles, des probables et des réalisables s’étoffe vers plus de diversité.

Venons-en à ce que l’on entend souvent en développement personnel : « telle personne est négative » ce qui par opposition fait de moi une personne « positive ». C’est pratique. J’évite ainsi de voir tous les autres possibiltés : qu’il est peut être positif avec sa mère ou ses enfants, négatif avec son jardin mais positif avec son hérisson ….et moi dans tout cela, qu’elle responsabilité je prends de l’avoir enfermé dans une case ?

Que suis-je en train de faire en le qualifiant de négatif ? Je réduis toutes les possibilités, les ouvertures, les expériences avec cette personne. Bref, je pense en positif et négatif, alors ma vie est positive et négative. Je pense exactement ce que je ne voulais pas voir chez l’autre, et je suis exactement ce que je ne voulais pas être. Et tant qu’à y être, si je suis positif j’attire le négatif.

Positif et négatif séparent la réalité

Quel sac de nœuds !

Si je pense des autres, ou d’une situation, qu’ils sont positifs ou négatifs, alors je crée une opposition. Évidemment, dans cet espace-là, il y a un lien. Un positif n’existe que s’il y a un négatif, avec entre les deux un « lien » qui les fait inexorablement s’attirer (souvenez-vous de la borne positive et de la borne négative). Je pourrais nettoyer et libérer les liens autant que je le veux, l’opposition resterait celle que j’ai créée. (Et c’est pareil avec « libérer » : si je libère, c’est qu’un autre m’en empêche, qu’il y a un négatif quelque part !)

En revanche, si je vois l’autre comme une somme de potentiels plus ou moins utiles dans notre relation, je peux choisir de créer un espace commun. Et s’il n’y a pas de création possible, l’autre n’existera plus dans mon énergie. Il ne sera plus nécessaire de passer du temps, de l’attention et de l’énergie à libérer un lien qui n’existe que chez moi. Ce temps devient disponible pour créer d’autres espaces et d’autres relations. N’est-ce pas revenir à l’instant présent, à l’espace du zéro où tout est possible ?

Quant à la situation… Peut-être serait-il temps de la regarder dans son ensemble, et non plus par le petit bout de la lorgnette ? De regarder comment cette situation, en changeant ma vie, peut la remplir d’événements et de choix étonnants par la suite.

Vous vous reconnaissez dans ces oppositions ? Chaque mois, je partage dans l’infolettre des pistes pour remettre vos relations en mouvement.

Comment sortir de la dualité ?

Je préfère parler d’un espace de co-création. L’autre y vit une expérience, j’y vis aussi une expérience, et nous nous servons l’un de l’autre pour évoluer, pour avoir un prétexte à expérimenter, pour dépasser nos croyances.

L’autre et moi créons, plus ET moins, la situation que nous vivons ensemble. Ni tout de mon fait, ni tout du sien.

Un exemple : si j’ai du mal à quitter le nid familial alors qu’il est temps, maman et papa risquent d’être plus caustiques que d’habitude. Et si une part de moi participait, avec eux, à rendre la vie à la maison impossible, pour m’aider à quitter le nid plus facilement ? Ah ah ah !

Concrètement, que fait-on de l’entre-deux ?

Prenons quelqu’un qui dit : « ma mère est négative ». En Communication Quantique, on ne s’arrête pas à ce qualificatif. On dialogue avec les différents plans de la relation : le plan émotionnel, celui de l’enfant intérieur, celui de la mère de famille, celui de l’ego… Chacun raconte une histoire différente. « Négative » devient alors « épuisée sur un plan, protectrice sur un autre, absente sur un troisième ». Nous ne sommes plus face à une étiquette, mais face à une personne, dans des états superposés, comme la particule. Et la relation peut se remettre en mouvement.

C’est ce que nous apprenons : ne plus seulement recevoir une information, mais dialoguer avec tous les plans qui composent une personne, une relation, une situation.

Pour aller plus loin

Positif ou négatif, c’est une ligne. L’entre-deux, c’est une sphère. Si vous avez envie d’en faire l’expérience :

Pour prolonger la lecture